Communiqué sur la ligne PCLM

C’est par la presse que nous venons d’apprendre que « le Conseil régional Centre-Val de Loire a décidé d’engager un rapport de force avec la SNCF. En cause, les problèmes récurrents observés sur la ligne ferroviaire Paris-Chartres-Le Mans. »

Mr Philippe Fournié, vice-président chargé des transports, et élu “socialiste” devrait savoir que la Société Nationale des Chemins de fer Français (la S.N.C.F.) n’existe plus depuis la 1er janvier 2015. En effet, la réforme de 2014 mise en place par sa famille politique en a sonné le glas. À l’époque, nous parlions d’acte de forfaiture puisque Hollande n’avait pas été élu pour et de mensonge d’État puisque l’objectif affiché était de réunifier la SNCF et RFF ; finalement de deux EPICs, nous sommes passés à trois EPICS ! Nous parlions aussi de réforme non financée, qui en plus de l’éclatement de « la S.N.C.F. » allait avoir des conséquences dramatiques pour le Service Public ferroviaire.

Nous y sommes !

Direction du G.P.F. et pouvoirs publics sont responsables et complices de la situation dramatique dans le ferroviaire. Ainsi des millions d’euros du contribuable sont détournés de leurs objectifs. L’exemple concret et local est la réouverture de la ligne Chartres–Voves où des travaux financés n’ont jamais été réalisés. Nous attendons toujours de savoir où est passé l’argent. D’autres exemples sont éloquents : 717 millions d’euros dépensés en 2015 pour racheter la plateforme logistique américaine OHL en 2015 ; 28 millions de dollars de perte depuis 2014 pour les trains régionaux à Boston ; 170 millions d’euros en trois ans pour recapitaliser la filiale Ouibus en déficit permanent pour faire vivre les « cars Macrons » ! L’argent public doit être utilisé pour le Service Public ferroviaire.

Pépy, après avoir navigué sous Sarkozy, puis sous Hollande, continue le démantèlement du Service Public sous Macron. Direction et pouvoirs publics passent toute leur énergie à déstructurer, éclater, saboter la production ferroviaire.

Nous le disons depuis la réforme de 2014 que nous avons combattu, la nouvelle structure du G.P.F. (notamment avec la séparation entre SNCF Mobilités et SNCF Réseau) est absurde et ne permet pas de répondre aux besoins.

Par exemple, si les feuilles mortes peuvent être gênantes pour la circulation des trains, il existe des trains “karcher” pour nettoyer les rails. Cependant, à la période en question, il lui arrivait souvent de passer après l’heure de pointe. SNCF Mobilités qui a le contrat avec la région administrative n’a aucun lien avec la gestion du ce train (au même titre que toutes les infrastructures) puis que c’est SNCF Réseau qui en a la charge. Ce serait d’ailleurs la même chose pour toute autre entreprise ferroviaire privée.

De plus, l’absence de trains lourds (fret) qui nettoyaient le rail, la conception du nouveau matériel roulant aggravent cette situation.

Le manque de personnel et l’organisation du travail par « produit » ne permettent plus d’assurer une production dans de bonnes conditions. Pour information, depuis 1983, 41 % des effectifs (105 000 cheminots) ont été supprimés. Le GPF a prévu d’en supprimer 24 000 supplémentaires en 4 ou 5 ans.

Les propos de la région et le blocage des paiements au même moment où la direction de SNCF Mobilités déstructure aux forceps la production ferroviaire de cette ligne pour une mise en lot absurde pourraient préparer l’opinion publique à la privatisation de la ligne ce qui aurait des conséquences bien plus dramatiques. Nous ne laisserions pas faire.

Pour notre syndicat, il y a urgence à mettre sous tutelle des cheminots et de leurs élus le G.P.F. et de réunifier réellement le système ferroviaire dans une entreprise unique, publique et intégrée. Il faut aussi revoir la question du financement et arrêter la gabegie des « magnats de la finance ».

C’est tout à fait en lien avec le plan d’urgence ferroviaire lancé dernièrement par notre fédération.

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